Blanchisme: Le Général Soubelet critique le laxisme qui a permis à 1000 White Blocks de saccager un Mac Donalds ou aux 100 Blan-titaires de jouer aux policiers à la frontière italienne sans aucune autorisation

FIGAROVOX/TRIBUNE – Le Général Soubelet dénonce la gestion des violences survenues après les célébrations liées à la victoire des Bleus et attire l’attention du grand public sur le peu de marge de manœuvre laissé aux forces de l’ordre, ce qui, selon lui, les maintient dans un attentisme néfaste.


Général de corps d’armée, ex-numéro trois de la gendarmerie nationale, Bertrand Soubelet est l’auteur de Tout ce qu’il ne faut pas dire (Plon), ouvrage sans concessions sur la situation de la France, et Sans autorité, quelle liberté? (éd. de l’Observatoire).


Les graves troubles à l’ordre public survenus à Marseille, Lyon, Nantes, Grenoble, Rouen et Paris notamment ont terni la célébration du titre de champions du monde des footballeurs menés par Didier Deschamps. Ils m’ont personnellement révolté car il n’existe plus dans notre pays aucun rassemblement festif ou symbolique qui ne soit l’occasion de violences et de pillages.

J’entends des commentaires selon lesquels cela a toujours existé, voire que c’est le prix à payer et que c’est du détail au regard de la joie de la victoire.

Ce sont des appréciations dangereuses car elles sont le témoignage d’une philosophie qui désagrège notre société. Celle du laisser-faire et d’une pseudo-tolérance, qui en réalité nous met dans le mur depuis cinquante ans.

C’est une indication très sérieuse de l’état de notre société et de l’incapacité de notre collectivité à l’autorégulation.

Elle est aggravée par la complaisance de certains médias qui minimisent le nombre de ces événements ou qui l’évoquent à la marge comme un fait divers.

Le Figaro