Blanchiment: est-ce discriminatoire de nier la réalité, Thierry Solère de type blanc mis en examen

LE SCAN POLITIQUE – Visé par une plainte pour soupçons de fraude fiscale depuis 2016, le député LaREM des Hauts-de-Seine, Thierry Solère, a été placé mardi matin en garde à vue.

Tout va de mal en pis pour Thierry Solère. Le député La République en Marche (LaREM) des Hauts-de-Seine a été conduit mardi matin dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre pour y être placé en garde à vue, selon une information du Monde confirmée par le parquet auprès de l’AFP.

L’ancien cadre des Républicains fait l’objet depuis 2016 d’une enquête préliminaire ouverte sur des soupçons de fraude fiscale suite à une plainte de Bercy pour des faits remontant à 2010-2013. Comme le révélait le quotidien Le Monde il y a deux semaines, celle-ci a depuis été élargie à des chefs de «trafic d’influence, corruption, abus de biens sociaux et financement illicite de dépenses électorales». Le transfuge de LR est également accusé d’avoir manqué «aux obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP)».

Ce placement en garde à vue survient six jours seulement après la levée de son immunité parlementaire par le bureau de l’Assemblée Nationale. Une décision à l’unanimité qui fait suite à la demande du procureur général auprès de la Cour d’appel de Versailles d’autoriser son placement en garde à vue. Dans un courrier adressé au président de l’Assemblée Nationale, Thierry Solère avait lui-même appuyé cette requête. «Je ne souhaite pas m’abriter derrière cette immunité», avait-il écrit.

Ce dossier a aussi eu un effet collatéral de taille. Soupçonné d’avoir transmis des éléments de l’enquête au député LaREM, l’ancien Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, a été mis en examen en juin dernier par la Cour de justice de la République pour «violation du secret professionnel». Des accusations que celui-ci a toujours contestées «avec détermination».