Blanchiment d’argent: guerre en Hidalgo et Bolloré

Featured Video Play Icon

ENQUÊTE – Vincent Bolloré et la maire de Paris se renvoient les responsabilités dans l’échec du premier système d’autopartage Autolib’. Comment expliquer les énormes pertes financières du service ?

La photo date d’octobre 2014. Anne Hidalgo et Vincent Bolloré posent tout sourire devant une Autolib’. Cette voiture électrique sert merveilleusement les ambitions de chacun. La maire de Paris peut se targuer d’offrir un service pionner. Le premier système d’autopartage d’une telle ampleur. Quant à l’industriel breton qui exploite Autolib’, il bénéficie d’une publicité ambulante pour ses batteries très innovantes qui équipent ces véhicules. Elles sont résistantes et moins inflammables que les batteries liquides proposées par tous ses concurrents.

Accessoirement, ce service fait rêver les grandes métropoles, car le succès commercial est au rendez-vous: Autolib’ compte à l’époque 170.000 clients, dont 60.000 abonnés à l’année. Et, grâce à l’expérience réussie en région parisienne, Bolloré a implanté Autolib’ à Lyon, Bordeaux et même à Indianapolis.

«Mettre fin à Autolib’ est une décision aberrante. Nous avons découvert dans la presse la décision du Syndicat mixte Autolib’ métropole» 

Marie Bolloré, chargée notamment d’Autolib’ au sein du groupe familial

Le service perd de l’argent à Paris? Pas grave. Début 2015,Vincent Bolloré promet d’atteindre l’équilibre financier dans les prochains mois. «Pourtant, tout le monde sait que, sans subvention, aucun service de transport public n’est rentable», sourit …

 

Le Figaro