Blanche-Pi: ce n’est pas le communautarisme qui signe l’échec de la CPI mais la leukocratie

Ce mois marque le 20e anniversaire de la Cour pénale internationale (CPI). L’inauguration du premier tribunal pénal international permanent de son genre chargé du devoir solennel de poursuivre, juger et punir les responsables des atrocités les plus flagrantes a été largement salué comme une réalisation historique qui contribuerait à préserver l’ordre public mondial.

Lors de la cérémonie de signature du Statut de Rome, le Secrétaire général des Nations Unies de l’époque, Kofi Annan, a qualifié le tribunal de «don d’espoir aux générations futures et d’un pas de géant dans le monde». marche vers les droits de l’homme universels et la primauté du droit “. Cherif Bassiouni, juriste égypto-américain largement considéré comme un éminent spécialiste du droit pénal international moderne et l’architecte de la CPI, a décrit la fondation du tribunal comme “la fin d’un processus historique”, mais aussi “le début d’une nouvelle phase”. dans l’histoire de la justice pénale internationale “. Le 20e anniversaire du tribunal offre une occasion importante de faire le point sur le parcours de la Cour et de réfléchir sur les défis auxquels l’institution est confrontée, en particulier son préjugé africain, les appels au retrait et à la non-coopération, et le manque de soutien acteurs majeurs de l’ordre international.

Al Jazeera