Besançon(25), Racisme anti-blanc.he: l’assassin Jonathan Daval reste en prison

La demande de remise en liberté de Jonathann Daval, qui avait avoué le meurtre de sa femme Alexia avant de se rétracter et d’accuser son beau-frère Grégory Gay, a été rejetée, a fait savoir lundi le parquet de Besançon. Son avocat va faire appel.

“Ce n’est pas réellement une surprise.” L’avocat de Jonathann Daval, maître Randall Schwerdorffer, était relativement lucide sur les chances de voir la demande de remise en liberté de son client acceptée par la justice. Celle-ci a été rejetée jeudi dernier par le juge des libertés et de la détention, a fait savoir lundi à l’AFP le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux. “Sans surprise”, a ajouté le magistrat. Justifiant une telle demande la semaine dernière, maître Randall Schwerdorffer expliquait que le changement de version de son client – qui ne s’accuse plus du meurtre de sa femme, Alexia, retrouvée sans vie le 30 octobre 2017 à Gray, en Haute-Saône ; et qui accuse son beau-frère Grégory Gay -, justifiait une telle remise en liberté.

Le procureur de la République a justifié ce refus par 4 raisons.

  1. La conservation des preuves ;
  2. la protection de Jonathann Daval ;
  3. la garantie de son maintien à disposition de la justice ;
  4. le risque de trouble à l’ordre public.

Voici ces arguments tels que détaillés par le magistrat.

1 – Conserver preuves et indices matériels 

“Le premier motif de rejet est la nécessité de conserver les preuves ou indices matériels”, a indiqué le magistrat, relevant que “l’on en est à la quatrième version fournie par Monsieur Daval sur les faits”. Ces différentes versions – cinq en fait au total – ont en effet entraîné de nombreuses vérifications matérielles (téléphonie, relevés d’empreintes, etc) et d’autres vérifications doivent encore avoir lieu.

JDD