Ballaison (74), DGS-Blanc, Gangstaro-Blanchisme: Daniel Forestier, Ex-Agent de la DGSE, assassiné d’une balle en pleine t^te

La mort de Daniel Forestier, retrouvé criblé de balles, jeudi 21 mars sur un parking à Ballaison (Haute-Savoie), proche du lac Léman, suscite de nombreuses interrogations. Depuis l’automne, cet ex-agent du renseignement français était lui-même au cœur d’une affaire de projet d’assassinat d’un opposant congolais en région parisienne. Daniel Forestier, marié et père de deux enfants, avait été conseiller municipal de Lucinges et surtout ancien agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Le meurtre intrigue puisqu’il s’apparente à une exécution, l’autopsie ayant révélé cinq impacts de balles sur la victime, dont un au niveau du cœur et un autre dans la tête.  Après la découverte du corps, le parquet de Thonon-les-Bains avait immédiatement ouvert une enquête pour assassinat, et le dossier a été repris lundi par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lyon, compétente en matière de criminalité organisée. C’est la JIRS qui avait mis en examen Daniel Forestier en septembre dans le cadre d’une enquête sur un projet d’assassinat ayant visé le général Ferdinand Mbaou, un opposant au président congolais Denis Sassou Nguesso réfugié en France depuis près de 20 ans.  

Le mode opératoire et les zones d’ombre entourant l’assassinat de Forestier nourrit des spéculations dignes d’un roman d’espionnage : règlement de comptes ? Élimination d’un témoin gênant ? 

“Mon souhait, c’est que aucune piste ne soit négligée. Je serai vigilant dans les semaines à venir pour que toutes les possibilités soient examinées et qu’on puisse aboutir à retrouver le ou les auteurs de cet assassinat.” – Cédric Huissoud, avocat de Daniel Forestier

 

Cédric Huissoud, avocat de Daniel Forestier

Il avait été mis en examen dans un projet d’assasinat

Pour l’avocat de Daniel Forestier, Cédric Huissoud, la mise en cause de son client dans le dossier concernant l’opposant congolais était injustifiée. “Son nom avait été cité dans cette affaire en septembre dernier sur la base d’un seul renseignement anonyme. Monsieur Forestier avait contesté être concerné de près ou de loin par cette affaire. C’est la raison pour laquelle que dès sa mise en examen, nous avions déposé une requête auprès de la chambre de l’instruction (de Lyon) pour faire annuler la mise en examen qui ne repose sur absolument aucun élément objectif ou matériel mais sur la seule base d’un renseignement dont on ignore l’origine.” 

Un homme intégré dans sa commune à Lucinges 

Daniel Forestier était établi à Lucinges après 14 ans passés au sein de la DGSE. Il était conseiller municipal jusqu’à septembre dernier et avait publié à compte d’auteur plusieurs romans où il évoquait espionnage et activités militaires tels que Barbouze de la République ou Requiem pour un Savoyard.   

Selon Cédric Huissoud, avocat de Daniel Forestier, son client “n’avait pas caché son passé militaire, c’était une information connue de tous. (…) Ensuite, le détail de sa carrière, il n’avait pas à l’exposer, mais c’était quelqu’un qui s’était parfaitement intégré dans sa vie de village. C’était un élu local, un commerçant extrêmement apprécié.

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