Aurillac(15), Rugbysme, Apologie de la Violence: Olivier Clémençon, Procureur d’Aurillac, “le meurtre sur un Terrain de Rugby de Louis Fajrowski est accidentel…”

 

 
 
Louis Frajfrowski, trois-quarts aile du club d’Aurillac, est décédé le 10 août dernier, après un match amical avec son club. Trois mois après, le parquet d’Aurillac a conclu ce matin, que le décès était officiellement d’origine accidentelle, a appris notre collègue Thierry Vildary. L’autopsie a conclu que c’est la violence du plaquage au thorax qui a provoqué une “fibrillation à effet létal”, et donc la mort du joueur de 21 ans. Les secours avaient longuement tenté de relancer son coeur dans les vestiaires du stade, en vain.
 

Trois mois pour en savoir plus. Trois mois pour tout savoir, tout comprendre. L’enquête autour du décès du trois-quart aile d’Aurillac, Louis Fajfrowski, est arrivée à son terme. La conclusion du parquet est simple et claire: le décès du joueur est dû à la violence du plaquage subi au thorax durant la rencontre. Ce choc a entraîné une “fibrillation létale”, c’est-à-dire que le coeur s’est arrêté et les secours n’ont jamais pu le relancer. Il a subi “un traumatisme thoracique précordial, responsable d’une commotion cardiaque létale sur un coeur pathologique”, a expliqué à l’AFP le procureur d’Aurillac, Olivier Clémençon.

 
 
 
 
 
 
 

L’autopsie pratiquée sur le corps du joueur qui était âgé de 21 ans n’a révélé aucune autre cause à cette mort tragique. A la suite de cette mort, de nombreux débats avaient agité le monde du rugby, un sport de plus en plus exigeant physiquement. La Fédération française de rugby a ainsi décidé de modifier la formation des jeunes joueurs, pour privilégier le “toucher” plutôt que le plaquage, jusqu’à la catégorie des moins de 12 ans.