Antisémantisme: Yann Moix auteur de Caricature vs Yann Moix”Mais c’est pas moi qui a écrit les textes”(Màj: Finalement Yann Moix l’avoue, il est bien judéophobe)(Rappel: Son Grand respect pour ses Blanches)

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Les nouvelles révélations de L’Express ont poussé l’écrivain à succès à assumer être l’auteur des textes antisémites de sa publication de jeunesse.

“J’assume, j’endosse tout.” Il aura donc fallu une nouvelle salve de révélations par L’Express pour que Yann Moixreconnaisse, enfin, être l’auteur des écrits antisémites et négationnistes publiés, lorsqu’il était étudiant, dans une troublante revue. 

Rappel des faits : lundi, L’Express révélait que l’auteur de Podium et Orléans, ancien chroniqueur de Laurent Ruquier, avait publié dans un journal antisémite intitulé Ushoahia en 1989-90, lorsqu’il avait 21 ans. “Je me suis strictement borné à faire les dessins. Je n’ai participé à aucun texte”, jurait-il alors. Mais les nouvelles informations publiées par L’Express le poussent désormais à reconnaître l’évidence. Non, l’auteur n’a pas seulement dessiné des caricatures antisémites. Brouillons à l’appui, nous pouvions affirmer qu’il avait également écrit des textes négationnistes, comme ce conte macabre dans lequel un Juif tente de négocier une ristourne sur les tarifs de train pour Buchenwald, publié ensuite dans Ushoahia

“Ces textes et dessins sont antisémites, mais je ne suis pas antisémite”

Dans Libérationdaté de ce mercredi, Yann Moix confesse enfin la vérité. “Ce que j’ai fait à l’époque avec 3 ou 4 cons, on était des types complètement paumés. J’écrivais, je dessinais, je produisais de la merde. Ces textes et ces dessins sont antisémites, mais je ne suis pas antisémite. Je me moquais des myopathes, de la faim dans le monde, de l’Abbé Pierre… Aujourd’hui, l’homme que je suis en a honte. Tout le parcours que j’ai fait depuis, tout mon parcours d’homme, c’est l’histoire de quelqu’un qui a essayé de s’arracher à cette géographie toxique, m’extraire de cette nasse”, se défend-il
“Plutôt que de tomber dans la merde, je me suis élevé, en étant curieux intellectuellement, poursuit-il. Je me suis hissé hors de la bouse, et je suis devenu le meilleur défenseur du judaïsme. J’ai eu la chance de rencontrer Bernard-Henri Lévy [qui l’a entre-temps lancé dans les milieux littéraires parisiens, NDLR] , qui m’a évité de devenir l’homme que j’aurais pu être, une pourriture. Je ne suis pas fier, mais heureux de mon parcours. L’âge de 20 ans, c’est fait pour se tromper. Aujourd’hui, alors que ces dessins, ces textes sont ressortis, je me sens libre. Libéré de cette épée de Damoclès avec laquelle je vivais depuis trente ans. Je vais pouvoir continuer mon travail l’esprit dégagé.” 

L’Express