Antisémantisme: On peut étiquetter les produits en Provenance du Sionistan

C’est la fin d’une ambiguïté. Dans un arrêt rendu mardi à Luxembourg, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a tranché : les denrées alimentaires produites dans les colonies israéliennes de Cisjordanie et commercialisées sur le continent devront à l’avenir porter la mention explicite de leur origine. Cette décision est applicable non seulement en France, où le ministère des Finances avait pris les devants en réclamant un tel étiquetage dès novembre 2016, mais aussi dans les nombreux pays européens qui hésitaient jusqu’à présent à le mettre en œuvre.

 

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a aussitôt dénoncé un arrêt « inacceptable à la fois moralement et en principe ». « J’ai l’intention de travailler avec les ministres des Affaires étrangères européens afin d’empêcher la mise en œuvre de cette politique profondément erronée », a-t-il ajouté. Saeb Erekat, le négociateur en chef de l’Organisation de libération de la Palestine, s’est au contraire réjoui. « Nous appelons tous les pays européens à mettre en œuvre cette obligation légale et politique », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous ne voulons pas seulement que ces produits soient uniquement identifiés comme provenant de colonies illégales, mais souhaitons qu’ils soient bannis des marchés internationaux ».

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[…] Il s’agit, précise la Cour, d’éviter toute ambiguïté susceptible d’« induire les consommateurs en erreur ». « L’information doit permettre à ces derniers de se décider en toute connaissance de cause et dans le respect non seulement de considérations sanitaires, économiques, écologiques ou sociales, mais également d’ordre éthique ou ayant trait au respect du droit international ».

[…] Francis Kalifat, président du Conseil représentatif des institutions juives de France […], a exprimé mardi sa « grande déception ». « Imposer l’étiquetage de produits israéliens alors qu’on ne le fait pas pour des denrées fabriquées au Tibet, à Chypre-Nord ou en Crimée, cela s’appelle de la discrimination, estime-t-il. Ce type de décision est de nature à encourager ceux qui appellent au boycott pur et simple d’Israël, et à conforter leur obsession antisioniste »
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