Antisemantisme: Meyer Elmaleh (de type métèque séfarade) convoqué au TGi de Paris pour trafic de drogue et blanchiment

 

Et dire que tout ceci ne serait peut-être jamais arrivé si Meyer Elmaleh, 54 ans, n’avait pas fait un beau mariage…aux côtés de trois de ses cinq frères, Nessim, Mardoché et Albert, de sa soeur Freha et d’une brochette de trafiquants de drogue franciliens. 

Mais voilà. Meyer est l’époux de la Genevoise Carole Sasson, dont le père, Ernest, a fondé en 1979 la société de gestion de fortune GPF. Une “honorable officine suisse de fructification et dissimulation de fraude fiscale”, comme la présente l’une de ses anciennes employées, qui occupe plusieurs étages de la Maison des Paons. Située à deux enjambées du lac Léman, cette somptueuse bâtisse Art Nouveau à la façade richement décorée est la propriété de la famille Sasson. 

 
 

L’apparence de la légalité

Meyer, lui, n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche. Il est le numéro 4 de la fratrie Elmaleh: six garçons et une fille qui ont tous vu le jour rue Jemaâ El Chleuh, dans la Vieille Médina de Casablanca. Juifs très pieux, les parents les envoient à l’école des Loubavitch. Longtemps, on a tiré le diable par la queue, chez les Elmaleh. Simon, le père, a perdu un oeil en fabriquant des sacs de jute. Simy, la mère, a commencé à travailler à 13 ans chez Alu Maroc. “Quand nous étions enfants, nous portions des sandales en plastique qu’on se passait du grand au petit”, témoigne l’un des frères dans un magazine marocain en 2011.  

Embauché par son beau-père en 1989, Meyer gravit un à un les échelons de GPF. Sous la houlette d’Ernest, il découvre les subtilités des trusts exotiques, des société écrans, des prête-noms et des comptes off-shore. Une ex-collaboratrice résume : “Notre métier consistait à donner une apparence de légalité à des fonds dont nous connaissions l’origine illégale”. En 2009, Monsieur Sasson, malade, confie la direction de la maison à son gendre. Il décèdera sept ans plus tard. 

Des sacs plastiques bourrés de billets

 

Une fois Meyer aux commandes, la discrète officine familiale se transforme en PME du blanchiment de l’argent de la drogue. Elle s’appuie sur 350 trusts, constitués pour la plupart au Panama avec l’aide du cabinet Mossack-Fonseca, stakhanoviste de l’évasion fiscale comme les Panama Papers l’ont révélé en 2016. Le nouveau patron s’acoquine avec l’un de ses amis d’enfance, le sulfureux Simon Perez, 52 ans aujourd’hui. Officiellement, l’homme gère un modeste commerce de pièces automobiles à Casablanca. Officieusement, il serait l’un des principaux “saraf” du Maroc, l’un de ces banquiers occultes qui aident leurs compatriotes à exfiltrer des fonds ou, au contraire, à rapatrier des devises. Le tout sous les radars du fisc.