Antisémantisme: L’Escroc Patrick Balkany(de type blanc ashkénaze) fait appel de sa condamnation(Màj: Il obtient sa libération)

C’est une première victoire pour Patrick Balkany. Six semaines après son incarcération à la prison de la Santé, le maire de Levallois a vu sa première demande de remise en liberté acceptée par la cour d’appel de Paris ce lundi. Les juges ont considéré que celle-ci était « fondée ».

Les juges ont ordonné le placement sous contrôle judiciaire de l’élu, avec obligation de ne pas sortir du territoire, de fixer sa résidence à Giverny (Eure), de ne pas se rendre à Paris et en région parisienne, de remettre son passeport, « sous réserve » du paiement d’un cautionnement de 500 000 euros et « sauf s’il est détenu pour autre cause », ce qui est le cas de Patrick Balkany. Le parquet général a cinq jours pour former un pourvoi en cassation.

Patrick Balkany attend désormais la décision relative à sa deuxième demande de remise en liberté dont la date de l’audience n’a pas encore été fixée.

Le baron des Hauts-de-Seine a été condamné à deux reprises cet automne (à 4 et 5 ans de prison avec mandat de dépôt). D’abord pour fraude fiscale, le 13 septembre, à quatre ans de prison avec mandat de dépôt. Ensuite pour blanchiment aggravé, le 18 octobre, à cinq ans de prison et un nouveau mandat de dépôt.

Balkany avait évoqué son « état de santé »

Il a fait appel et déposé deux demandes de mise en liberté – pour chacune de ses condamnations – afin de quitter la prison de la Santé dans l’attente de ses procès en appel.

Pour justifier ses demandes, Patrick Balkany, 71 ans, avait évoqué son son « âge » et son « état de santé », notamment son opération « d’une tumeur dans le dos » et des fragilités cardiaques. « Je souffre le martyre », assurait-il. « Je demande simplement un peu d’humanité, je souffre énormément, je voudrais sortir le plus rapidement possible pour me soigner et rester avec mon épouse », avait-il résumé.

L’avocat général Serge Roques – qui avait requis l’incarcération de Patrick Balkany lors du procès devant le tribunal correctionnel – s’était dit « fermement opposé » à la mise en liberté du maire, « sous réserve d’une expertise médicale ».

 

Le représentant de l’accusation avait évoqué un « risque de fuite » et la « propension certaine » de M. Balkany « à fuir ses responsabilités », estimant « important de garantir sa représentation au procès en appel », prévu du 11 au 18 décembre pour la fraude fiscale. Des questions « légitimes » se poseront ensuite, celle de la confusion des peines ou de la « libération conditionnelle d’un homme de plus de 70 ans »« mais ce n’est pas aujourd’hui le débat », avait-il insisté.

« Fantasme de la fuite »

Le tribunal correctionnel, pour justifier l’incarcération du maire, avait notamment expliqué « qu’il ne saurait être exclu qu’il ait de l’argent à l’étranger ». Mais « ça n’a jamais été allégué », avait raillé son défenseur Eric Dupond-Moretti : « Voilà comment on fonde le fantasme de la fuite »« Sa femme est ici, sa famille, sa maison : c’est scandaleux de dire qu’il y a un risque de fuite », d’autant que « son passeport est entre les mains de la justice française », s’était-il emporté.

L’avocat avait accusé la justice d’avoir « décidé une fois pour toutes qu’il ne devait plus être maire ».Patrick Balkany, qui jusqu’ici semblait bien vouloir se représenter aux élections municipales du printemps, s’était montré moins affirmatif devant la cour d’appel.

« On dit que je veux me représenter, je n’en suis pas sûr du tout », mais dans tous les cas « il faut bien que je prépare ma succession », avait dit l’élu. « Je sais bien qu’il y a une peine d’inéligibilité et que même si j’allais à l’élection, ce serait pour un an ».

 

Ouest France