Antisémantisme: Le Sionistan éduque ses enfants pour qu’ils deviennent des terroristes

Aïcha Rabi occupait le siège passager à l’avant du véhicule familial, en ce 12 octobre 2018, lorsqu’une pierre l’atteignit à la tête. Elle venait de rendre visite à l’une de ses filles vivant à Hébron, au sud de la Cisjordanie. Son mari Yacoub conduisait.

Le couple palestinien rentrait à Bidya, leur lieu de résidence, et roulait à proximité de la colonie de Rehelim, lorsque les projectiles touchèrent leur voiture. Aïcha Rabi est décédée peu après son transport à l’hôpital. Elle avait 45 ans et neuf enfants. La plus jeune, assise à l’arrière du véhicule, l’a vue mourir.

Il a fallu deux mois et demi pour que le Shin Bet (service de sécurité intérieure) interpelle les suspects : trois le 30 décembre, puis deux autres dans les jours qui ont suivi. Il s’agit d’adolescents juifs, mineurs, étudiant à la yeshiva Pri Haaretz, un internat religieux de Rehelim. En raison de l’instauration par les autorités d’un « gag order » (interdiction de publication), il est impossible de donner davantage d’éléments biographiques.

Jeunes extrémistes messianiques

Le Times of Israel a décrit l’internat comme un « bastion radical » dans une colonie plutôt classique, établie de façon illégale en 1991. Il accueille notamment des membres de la « jeunesse des collines », de jeunes extrémistes messianiques et souvent violents, en rupture avec tout et tous, qui posent un casse-tête à l’Etat hébreu. La police a convoqué les 80 membres de la yeshiva, a-t-on appris le 9 janvier.

Ces arrestations ont relancé le débat sur le « terrorisme juif », selon la propre formule employée par le premier ministre Benyamin Nétanyahou et d’autres responsables israéliens, en juillet 2015. Trois membres d’une famille palestinienne, dont un bébé de 18 mois, étaient alors morts dans l’incendie criminel de leur maison, dans le village de Douma.

Le Monde