Antisemantisme: Isabelle Smadja(de type métèque Séfarade) “Toutes nos emmerdes commencent, comme toujours en France, par un mec qui fait de la délation.”(sic)

Assise à son bureau de la mairie de Levallois, Isabelle Balkany enchaîne les cigarettes, entourée de photos de son mari, d’elle, et d’un dessin d’enfant réclamant la libération de Patrick BalkanyAlors que son mari a été condamné à cinq ans de prison et dort en ce moment à la Santé, et qu’elle a écopé de quatre ans ferme sans mandat de dépôt pour blanchiment, elle se prête avec aplomb et ténacité au jeu de l’entretien pendant près de deux heures. Nous lui avons demandé si elle avait des regrets d’avoir fait de la politique, d’avoir rencontré son mari, d’avoir fraudé le fisc… Non, rien de rien, non, elle ne regrette rien… ou presque ! Au milieu de l’entretien, son mari l’a appelée depuis la cabine téléphonique de la prison. « Il me demande si je regrette de l’avoir épousé. Je lui ai dit non », nous explique-t-elle pendant la conversation. « Il me dit qu’il aurait dû continuer à faire du prêt-à-porter, on n’aurait jamais été emmerdés », plaisante-t-elle. Et de lui répondre, toujours sur le ton de la plaisanterie : « T’aurais dû faire curé, t’aurais été relaxé comme Barbarin ! » Entretien. Surréaliste.

Le Point : Vous avez dit que les femmes de votre famille n’avaient pas besoin de travailler. Regrettez-vous d’avoir travaillé ?

 

Isabelle Balkany : Cétait une génération. Mon père ne concevait pas, et ma mère, protestante convertie, encore moins, qu’une femme travaille. Je ne regrette pas du tout. Mais j’ai eu mon bac trop tôt. Je n’avais pas encore 16 ans. Je voulais faire des études de lettres et de philo. Mon père m’a dit que ça ne servait à rien. Il voulait que je fasse des études de droit. Je lui ai dit : « Écoute, papa, si j’ai l’examen au bout de deux ans, je fais ce que je veux. » Il était persuadé que je ne l’aurais pas. J’ai eu l’examen en ramant sur le droit constitutionnel, qui m’a fait suer à mourir. Puis je suis allée faire des études de sémantique à Nanterre.

Vous étiez partie pour être journaliste. Regrettez-vous d’avoir fait de la politique ?

Je savais faire des trucs. Écrire, c’est ma passion. J’ai été journaliste à Combat rue du Croissant, à 100 mètres du restaurant où s’est fait tuer Jean Jaurès. J’avais 18 ans, j’étais vachement curieuse. Vous savez ce que c’est, ça (elle brandit une sorte de grande règle en métal) ? Un typomètre. C’est avec ça qu’on faisait des maquettes de journaux. Comme j’étais curieuse, j’avais appris à maquetter…

Regrettez-vous de ne pas avoir continué dans le journalisme ? Peut-être que vous n’auriez pas été condamnée par la justice, et que votre mari ne serait pas en prison à l’heure qu’il est…

Si, j’aurais aimé continuer le journalisme. Je me suis fait débaucher de Combat par Europe 1. J’y suis entrée en septembre 1968, huit jours avant mes 21 ans. J’étais dircom de la radio, un très bon poste. À l’époque, on faisait beaucoup plus facilement confiance aux jeunes. Regardez celles qui sont entrées en même temps que moi : Anne Sinclair, Catherine Nay… on avait toutes le même âge…

Pourquoi ne pas avoir continué, alors ?

Finalement, dans ma vie, j’ai tout fait par amour. J’ai rencontré Patrick. Au début, on n’était pas du tout dans cet état d’esprit. Il était chef d’entreprise dans le prêt-à-porter et gagnait énormément d’argent. Et puis il a voulu faire de la politique et je l’ai suivi. Patrick s’est d’abord présenté à Auxerre, où l’avait envoyé Jacques Chirac au moment de la création du RPR et de l’UDF. Jean-Pierre Soisson se présentait là-bas. On est partis avec notre fille aînée. On est allés s’installer à l’hôtel. Moi, on m’a installée dans la permanence de la fédération. J’ai fait toute la campagne de Patrick et je me suis aussi tapé les affiches d’autres candidats RPR d’autres fédérations.

Aujourd’hui, ils font les chochottes quand ils se font taguer leur permanence. Nous, notre permanence a été attaquée à la hache. Patrick s’est fait tirer dessus à la carabine.

Cette rencontre implique aussi vos problèmes avec la justice et votre condamnation. Regrettez-vous d’avoir rencontré Patrick Balkany ?

Ah, non, pas une minute ! Je l’aime toujours autant. Je suis toujours amoureuse de lui. Ça fait quarante-trois ans que ça dure. J’ai beaucoup d’admiration pour ce qu’il a fait ici. Levallois a été notre troisième enfant. D’ailleurs, nos enfants nous reprochent souvent de nous être trop occupés de la ville.

Et puis, on a vécu une aventure formidable. Après cette première campagne à Auxerre en 1977, on nous a demandé de venir ici. C’était une ville communiste depuis dix-huit ans. C’était physique à l’époque. Aujourd’hui, ils font les chochottes quand ils se font taguer leur permanence. Nous, notre permanence a été attaquée à la hache. Patrick s’est fait tirer dessus à la carabine. C’était musclé. J’avais toujours peur qu’il se passe quelque chose. Je restais le soir jusqu’à ce que tous les militants soient rentrés. Je faisais les tracts, les affiches et je préparais le risotto, les pâtes ou le couscous le soir. Entre deux, je faisais tout le matériel. Dans ce parti gaulliste, le RPR, vous avez des gens de tous les milieux sociaux, culturels, intellectuels. En termes de rapport humain, même si vous avez aussi des barges, c’est quelque chose d’extraordinaire… D’autant plus pour Patrick et moi qui avons été élevés dans des milieux hyperfavorisés, des milieux fermés. Là, tout à coup, hop, ça s’est ouvert.

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Vous racontez un conte de fées. Mais vous pourriez aussi regretter d’incarner à 72 ans le symbole de la corruption politique, d’avoir été condamnée par la justice à plusieurs années de prison, ainsi que votre mari…

Non, je n’ai pas de regrets là-dessus. On a gagné des élections, on en a perdu. J’ai vécu des aventures passionnantes. J’ai pu faire preuve de créativité. Nous avons complètement fait muter une ville. Quand on a été élus, 70 % des logements de Levallois étaient considérés comme insalubres. Quand vous voyez ce qu’est Levallois aujourd’hui…

Vous ne répondez pas vraiment…

Écoutez, les regrets, ce n’est pas trop mon tempérament. Je regrette, comme toutes les femmes, que mon mari m’ait trompée, je regrette qu’il se soit barré. Évidemment qu’on a des regrets dans la vie. J’ai des souffrances qui ne guériront jamais. Celle de mon petit frère à 20 ans qui s’est tué à moto alors que j’en avais 23. Mais mon père me disait toujours qu’il faut regarder devant. Donc, là, je fais la même chose.

Vous avez reconnu une faute fiscale. La regrettez-vous ?

Je la regrette, mais je n’aurais pas pu l’éviter. (Elle accélère son débit.) Mon père est très riche, il décède. Je suis en pleine campagne électorale ici. Mon frère et ma sœur décident de se barrer à l’étranger. À l’époque, l’argent ne m’intéresse pas, car j’ai toujours gagné ma vie moi-même. Quelques années plus tard, mon mari me quitte, je ne suis pas très en forme. Je me suis remise à bosser dans un journal, sous pseudo, Hara Kiri. (Elle rigole en prononçant le nom du journal.) Je me remets à bosser en plus des mandats. Ma mère était vivante, une de mes tantes était vivante, et elles disent à mon frère et à ma sœur : « Vous avez été des salauds avec votre sœur, elle aurait pu vous attaquer en justice. » Je ne l’aurais jamais fait, car mon père se serait retourné dans sa tombe. Ils me donnent du fric, mais à une condition : que je ne le rapatrie pas, car ils ne veulent plus rien avoir à faire avec la France. J’aurais dû avoir la force de caractère de leur dire : « Gardez votre pognon. » Je ne l’ai pas eue. Voilà. Comme je ne voulais pas avoir un compte en Suisse, j’ai acheté une maison aux Antilles et en plus, très intelligemment, du côté français.

Regrettez-vous de ne pas avoir rempli vos déclarations d’impôts vous-même ?

Ça, c’est une connerie énorme qu’a écrite un journaliste. J’ai dit très exactement : « Nous n’avons jamais rempli nous-mêmes notre feuille d’impôt. » C’était une de nos adjointes qui était receveuse des impôts de la ville. C’est elle qui a toujours rempli notre déclaration d’impôts. Mais nous avons déclaré comme tout le monde. La seule chose qu’on a jamais déclarée, c’est cette maison. Quand j’ai vu passer le tweet, j’ai appelé le journaliste, qui a fait un correctif. Mais je ne l’ai vu qu’après l’audience.

Regrettez-vous l’existence de l’impôt sur la fortune (les époux Balkany sont soupçonnés par la justice de ne pas avoir payé l’ISF) ?

Je trouve que c’est un impôt contre-productif, car il n’encourage pas les gens à épargner pour investir, y compris sous sa nouvelle forme, l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Je vous rappelle que le mec qui s’achète un petit appartement a payé des impôts pour l’avoir, des impôts sur ce qu’il a gagné, il a emprunté auprès de sa banque, il a payé des intérêts. Si l’appartement prend de la valeur, comme ici à Levallois où les gens ont fait des culbutes gigantesques, il va payer l’ISF. Et, par-dessus le marché, quand il va le filer à ses gosses, il va repayer. Je comprends que les gens en aient un peu marre de cette spirale.

En ce qui concerne ma maison aux Antilles, nous avons longtemps payé une espèce d’ISF forfaitaire de 3 % deux fois plus cher que l’ISF normal. La société que j’avais faite quand j’ai acheté cette maison a payé. L’État n’a rien perdu jusqu’en 2007, car Saint-Martin a fait un référendum et est devenue un territoire autonome. Et, comme ils ne sont pas tout à fait cons et que 90 % des baraques du côté français sont achetées par des sociétés et que le marché était roploplo, ils se sont dit qu’ils allaient encourager les choses et ils ont viré les 3 %. Mais, tant qu’il y a eu les 3 %, on les a payés.

Regrettez-vous d’avoir engagé Dupond-Moretti comme avocat ?

Ce n’est pas moi qui l’ai engagé. J’ai un regret affectif : nous avions un avocat commun, qui était Grégoire Lafarge, avec lequel on a tissé des liens d’amitié formidables. Et je crois que c’est important d’avoir des liens amicaux, voire affectifs, avec son avocat. Et Grégoire a eu un AVC. À peine six mois avant le procès, il a fait un long coma. Je suis allée le voir toutes les semaines à La Salpêtrière. Un ami commun avocat a conseillé à Patrick de prendre Dupond-Moretti. C’est vrai qu’on n’a pas pu créer ces liens humains.

Regrettez-vous de ne pas avoir engagé un avocat moins médiatique ?

L’idée de notre ami commun était que, connaissant le côté fougueux de Patrick, Dupond-Moretti aurait dû prendre le devant de la scène et calmer Patrick. Or, ça a été l’effet exactement inverse, c’est-à-dire que ça l’a amplifié. Patrick a fait de la surenchère…

Regrettez-vous d’avoir entraîné votre fils dans cette histoire ?

On n’a rien entraîné du tout. Mon fils a fait les choses tout à fait normalement, il a loué une baraque qui ne nous appartient pas. Il a payé un bail. Ce que je regrette c’est qu’on l’ait, de manière totalement abusive, foutu là-dedans avec une mauvaise foi, une instruction totalement à charge. D’ailleurs, la preuve, c’est qu’il ne sera pas là lundi, il n’y a plus que moi. Quand ils refusent la demande de liberté pour que Patrick ne rencontre pas d’autres prévenus ou témoins, c’est un peu fort parce qu’il n’y a que moi comme prévenue ou témoin. Je le vois trois fois par semaine et on se parle souvent. Vous voyez les arguments pour motiver son maintien en détention…

Regretterez-vous de ne pas avoir pu vous représenter une nouvelle fois ?

Oui et non. Oui parce que l’idée de Patrick était qu’on se représente pour pouvoir faire le passage de relais en douceur, sereinement, au cours du mandat. Pour éviter les querelles d’ego, les rivalités. De toute façon, au bout d’un moment, on n’aurait pas eu besoin de l’inéligibilité pour arrêter. Dame Nature s’en serait chargée.

Regrettez-vous que votre mari ait annoncé sa candidature depuis sa cellule ?

Il n’a pas annoncé sa candidature depuis sa cellule. Ça aussi, c’est encore une « fake news ». Je fais une réunion de majorité et je leur dis : « Pour l’instant, Patrick souhaite se représenter. » C’est moi qui le leur dis. On finit la réunion, Patrick téléphone comme prévu. Je mets le haut-parleur. Tout le monde dit : « Patrick, Patoche, tu nous manques ! »On lui dit qu’on va dîner ensemble après la réunion. Puis il nous raconte : « Vous savez, pour moi, le dîner, c’est à 5 heures. J’ai mangé une tranche de jambon. » Et il nous demande : « Et vous, qu’est-ce que vous allez manger ? » On lui dit qu’on va manger une choucroute. C’était prévu ce soir-là. Là, il interpelle un de nos adjoints qui a eu un problème cardiaque, un mec du Sud-Ouest, ancien rugbyman, bon vivant, qui bouffe, qui picole. Les médecins lui ont prescrit un régime draconien et il a perdu en tout cinq kilos. Patrick lui dit : « Philippe, fais gaffe, bouffe pas les patates ! »Et là, ils ont une conversation de mecs sur leurs histoires ventripotentes. Là, on lui dit : « Patrick, on t’embrasse tous. » Après ça, il y a un élu, un connard, qui a dit à la presse : « Balkany a téléphoné pour qu’il soit candidat. » On a tous poussé des cris d’orfraie, mais tout le monde s’en fout.

Puisqu’on parle de fake news, regrettez-vous d’avoir écrit que le père de Patrick Balkany avait libéré Simone Veil à Auschwitz – CheckNews a révélé l’erreur ?

Ah non, mais attendez, je vous raconte l’histoire ! Ce n’est pas une « fake news », c’est une connerie liée à ma fatigue. Patrick me dit au téléphone : « Tu sais, c’est l’anniversaire d’Auschwitz, je voudrais que tu parles de papa. » Ça l’a beaucoup frappé, son père. Comme 99 % des déportés, il ne voulait pas raconter. Il a commencé à raconter quand notre fille est née. Son père est parti à pied de Hongrie, il est arrivé en Belgique, il est entré dans la résistance belge avec des Hongrois spécialistes des faux papiers. Et après, il est passé en France. Il a été dénoncé, mais, coup de bol, comme résistant et pas comme juif. Il est resté trois ans. Il a connu Simone Veil en faisant les travaux des femmes. Quand il voit que les Allemands se barrent, il dit à une dizaine de copains de se planquer pour se sauver. Ils se sont planqués, quasi enterrés, pendant deux ou trois jours. Quand ils ont vu qu’il n’y avait plus personne, ils sont sortis, ils sont allés dans les cuisines. Mon beau-père leur a dit : « Attention, ne mangez pas trop. » Il y en a trois ou quatre qui se sont bâfrés et qui sont morts instantanément, et mon beau-père a toujours gardé ça. Il ne pouvait plus avaler des quantités normales de bouffe. Ils sont allés dans le camp des femmes et il ne restait que les femmes qui étaient hospitalisées dans le fameux hôpital du docteur Mengele. Ils les ont alimentées, soignées. Mais Simone, qui est restée son amie toute la vie, est partie dans la fameuse marche de la mort. Quand j’ai voulu compacter tout ça avec la fatigue, je me suis emmêlé les pinceaux. Je suis très contente de moi, car j’ai créé un mot latin : je n’ai pas fait un « errare humanum est », mais « un errare feminum est ». Avec toutes ces féministes, il faut tout féminiser…

Toutes nos emmerdes commencent, comme toujours en France, par un mec qui fait de la délation.

Didier Schuller (directeur de l’office HLM des Hauts-de-Seine (1986-1994), office dont Patrick Balkany était le président entre 1983 et1998) explique qu’il vous a dénoncés car vous ne lui avez pas renvoyé l’ascenseur alors qu’il vous avait protégés pendant son procès. Regrettez-vous de ne pas lui avoir tendu la main lorsqu’il est sorti de prison ?

Non, ce n’est pas exactement comme ça que les choses se passent. Didier Schuller était un haut fonctionnaire qui n’avait pas très bien réussi, mais très intelligent. Manipulateur, menteur, mais très intelligent. Et Patrick l’a nommé à la tête de l’office départemental HLM. Il a fait je ne sais quoi de pas très bien. Il y a eu un procès. Comme à son habitude, il a essayé de mouiller Patrick. Lui a été condamné, il s’est barré, et Patrick a eu un non-lieu. C’est le juge Portelli qui a instruit à charge. Après son échappée dominicaine, il revient et décide tout à coup, comme ça, de se présenter à Clichy, alors que le suppléant parlementaire de Patrick, Rémi Muzeau, faisait campagne depuis je ne sais pas combien de temps. Il dit à Patrick : « Je veux l’investiture de l’UMP. » Patrick lui dit : « D’abord, un, ce n’est pas moi qui donne les investitures. Et l’autre a l’investiture car t’as pas été là pendant quatre ans. » Il en a voulu à Patrick et après il est allé jacter, raconter des conneries.

Lui raconte avoir pris pour tout le monde et n’avoir dénoncé personne…

(Elle s’énerve.) Il a été condamné et Patrick a eu un non-lieu et après il vient nous dire qu’il a pris pour tout le monde ? Rien du tout ! Il n’y a pas un mot prononcé par Schuller qui est vrai ! Il est sorti de prison, il s’est pris pour le messie à Clichy. Il a cru que les gens l’attendaient ! Pendant ce temps-là, il y avait des mecs qui avaient bossé, dont Muzeau qui est le suppléant de Patrick. L’autre se ramène comme une fleur…

N’auriez-vous pas pu l’aider d’une manière ou d’une autre ?

Non. Personne n’en voulait. Et puis vous croyez qu’on va céder au chantage ? Moi, si quelqu’un me fait du chantage, je lui fais un bras d’honneur ! Ce n’est pas du tout notre tempérament, ni à l’un ni à l’autre ! C’est une ordure. Je vous rappelle qu’il y a eu l’affaire du juge avant. Et, quand il va parler de Patrick qu’il connaissait du RPR, on ne le connaissait pas. On n’avait jamais vu sa tronche !

Avez-vous eu des échanges avec lui depuis toute cette affaire ?

Ah non ! Et puis, avec moi, il sait qu’il n’a pas intérêt à avoir des échanges.

Il a peur de vous ?

Je suis moins grande mais plus teigneuse que Patrick. Je suis quelqu’un d’extrêmement bienveillant dans la vie, j’adore m’occuper des autres, ça évite d’être nombriliste, mais alors, les délateurs et les menteurs, ça me dégoûte. C’est génétique.

Regrettez-vous de vivre dans une époque où les politiques peuvent faire de la prison ?

Je ne me pose même pas la question. Si un politique tripote une petite fille, il va en taule, qu’il soit avocat, mécano, machin. Tout dépend de ce qu’il fait.

 

Le Point.fr