Antisemantisme: Isabelle Smadja(de type métèque Séfarade) sur son époux Patrick Balkany(de type Blanc Ashkénaze): « Je veux sauver mon époux, c’est un cri du cœur ! »(sic)

Déjà, la veille, lors d’un premier jour d’audience grandement écourté pour cause de grève des avocats contre la réforme des retraites, elle avait déclaré à la barre qu’elle « garderait le silence » pendant toute la durée des débats.

Alors, ce mardi 4 février, c’est d’abord mutique qu’elle se présente devant la cour d’appel de Paris. Un silence qui va durer… quelques minutes à peine. Quand la présidente lui dit qu’elle peut quand même prendre la parole si elle le souhaite, la maire par intérim de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) n’y résiste pas.

Elle se lance dans une longue justification de ce vœu de silence, visiblement difficile à tenir, expliquant au passage pourquoi son mari incarcéré depuis le 13 septembre 2019, Patrick Balkany, est, lui, carrément absent :« Je regrette mon retard, Madame la présidente. J’ai bénéficié d’un droit de visite. Je peux vous assurer qu’il est incapable de tenir seul debout, il est infiniment faible. Les médecins sont très inquiets, ils lui ont trouvé deux polypes dont un énorme de sept centimètres qu’il va falloir opérer. Il fait 75 kilos tout habillé, soit 30 de moins qu’à son arrivée en prison.

Je le dis à vous, Madame la présidente, les yeux dans yeux, je le dis à tous : la vie de mon époux est en danger, je veux le sauver, c’est un cri du cœur ! Je suis dans un état second, je ne souhaite donc pas m’exprimer. »

« Dieu fasse que ce ne soit pas trop tard… »

Quand ladite présidente lui fait savoir qu’elle a demandé qu’un examen de l’état de santé de son mari soit réalisé avant ce vendredi, Isabelle Balkany souffle : « Dieu fasse que ce ne soit pas trop tard… »

Puis de reprendre de plus belle :

« Il n’a pas eu une banale occlusion intestinale, comme il a été dit, il a subi un infarctus de l’intestin, ce sont les artères alimentant l’intestin qui ne fonctionnent plus. C’est davantage mortel que l’infarctus du myocarde. Excusez-moi, je ne réagis pas en prévenue, je réagis en femme. Je suis épuisée. Je vis uniquement sur les nerfs.

C’est du jamais vu dans ce pays. Etre incarcéré à son âge avec sa pathologie… Non, ce n’est pas le pays de l’humanité que mon père m’a enseigné. Demain matin [mercredi matin], je ne serai pas là non plus car j’ai un autre parloir à 10h30, je ne manquerai ça pour rien au monde. »

« Nous sommes dans une situation un peu étonnante, reprend la présidente. Nous n’aurons donc ni la parole de Monsieur Balkany ni celle de Madame Balkany. » Ce que l’avocat de cette dernière, Pierre-Olivier Sur, tente de justifier également par les débats du procès en première instance : « Ma cliente est découragée de ne pas avoir été entendue. »

« Les Suisses détruisent tout »

Essayant tant bien que mal de débuter l’examen de l’affaire au fond, la présidente aura tout de même droit aux nombreuses réactions de l’unique prévenue présente. Quand elle ne lève pas les yeux au ciel, Isabelle Balkany soupire, commente la lecture du dossier auprès de son avocat.

« Les Suisses détruisent tout », lâche-t-elle lorsque la cour s’interroge sur la traçabilité de l’origine supposément familiale de la fortune du couple. Avant de finalement replonger le nez dans son téléphone portable.

Me Romain Dieudonné, le défenseur de Patrick Balkany, affirmera ensuite, devant les questions de la cour, qu’il « ne saurait répondre à la place de [son] client », promettant de l’interroger sur les points soulevés « la prochaine fois » qu’il le verra en détention. Les débats, s’il est possible de parler de débats, promettent d’être longs. Et pas forcément fructueux.

 

NouvelObs.com