Anti-sémantisme: Benjamin Mileikowski organise des élections anticipées pour sauver sa peau

Dans le collimateur des juges, l’indéboulonnable Premier ministre israélien suscite une crise politique. Pour mieux rebondir?

Il a subitement changé d’avis. Le mois dernier, Benyamin Nétanyahou sauvait in extremis sa coalition car, disait-il alors, Israël ne pouvait se permettre une crise politique dans un contexte sécuritaire aussi tendu. Hier pourtant, le Premier ministre israélien a provoqué lui-même la dissolution de la Knesset. Officiellement, pour s’assurer une majorité plus large, seuls 61 députés sur 120 soutenant le gouvernement. Mais pour la plupart des commentateurs, la véritable raison de cette volte-face ne fait guère de doute : opérer une diversion alors que se précise la menace d’une inculpation pour trafic d’influence. “Nétanyahou sait que la justice n’osera pas l’inculper quelques semaines avant les élections. Ses partisans auraient beau jeu de dénoncer une intrusion dans la campagne”, décrypte Aluf Ben, l’un des principaux éditorialistes du quotidien “Haaretz”. De fait, le conseiller juridique du gouvernement a d’ores et déjà exclu toute inculpation avant le scrutin.

L’étau s’était dangereusement resserré ces dernières semaines. Après la police fin novembre, le procureur de l’Etat avait recommandé jeudi dernier l’inculpation de Benyamin Nétanyahou dans deux dossiers

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