Leukodécadence, Bon Sens: Mg Vigano qualifie la leukosexualité de “blasphématoire”

Mgr Viganò, l’ancien nonce apostolique qui avait accusé le pape François d’avoir réhabilité Mgr McCarrick, un cardinal américain coupable d’abus sexuels sur des séminaristes et des mineurs, a réitéré ses accusations dans une lettre publiée le vendredi 19 octobre en réponse au cardinal Ouellet : il y explique que le « fléau de l’homosexualité » dans la cléricature est la cause des abus sexuels et que le Vatican est hypocrite de ne pas le reconnaître.

Mgr Viganò répond au cardinal Ouellet qui l’avait (…) accusé d’avoir réalisé un « montage politique privé de fondement réel incriminant le pape », allant jusqu’à le qualifier de « blasphématoire ». L’ancien nonce apostolique avait en effet accusé le pape François d’avoir réhabilité Mgr McCarrick (…) qui était sous le coup de mesures disciplinaires imposées durant le pontificat de Benoît XVI suite aux accusations d’abus sexuels portées contre lui. (…)

Le cardinal Ouellet a contredit les affirmations de Mgr Viganò en affirmant n’avoir trouvé aucune trace de telles sanctions canoniques. (…) Dans cette nouvelle lettre, Mgr Viganò note avec justesse que Mgr Ouellet confirme en fait l’essentiel de ses accusations (…).

CBS News

Dans la suite de la lettre, Mgr Viganò se dit choqué d’une part par l’absence de considération pour les victimes, et d’autre part par le refus de reconnaître la raison à l’origine du grand nombre de ces victimes :

« (…) Dans les remontrances publiques qui m’ont été adressées, j’ai noté deux omissions, deux silences dramatiques. Le premier silence concerne le sort des victimes. Le second silence concerne la raison sous-jacente pour laquelle il y a tant de victimes, à savoir l’influence corruptrice de l’homosexualité dans le sacerdoce et dans la hiérarchie. Quant à la première, il est consternant que, parmi tous les scandales et l’indignation, si peu d’attention soit accordée à ceux qui sont lésés par les prédations sexuelles des ministres de l’Évangile. Il ne s’agit pas de régler des comptes ou de bouder les vicissitudes des carrières ecclésiastiques. Ce n’est pas une question de politique. Il ne s’agit pas de savoir comment les historiens de l’Église peuvent évaluer telle ou telle papauté. Il s’agit d’âmes. Beaucoup d’âmes ont été et sont encore aujourd’hui en danger de leur salut éternel. Quant au deuxième silence, cette très grave crise ne peut être traitée et résolue correctement que si nous appelons les choses par leur vrai nom. C’est une crise due au fléau de l’homosexualité, à ses agents, à ses motivations, à sa résistance aux réformes. Il n’est pas exagéré de dire que l’homosexualité est devenue un fléau dans le clergé et qu’elle ne peut être éradiquée qu’avec des armes spirituelles. C’est une énorme hypocrisie que de condamner les abus, de prétendre pleurer sur les victimes et de refuser de dénoncer la cause profonde de tant d’abus sexuels : l’homosexualité. Il est hypocrite de refuser de reconnaître que ce fléau est dû à une grave crise dans la vie spirituelle du clergé et de ne pas prendre les mesures nécessaires pour y remédier.

(…)

Il est bien établi que les prédateurs homosexuels exploitent le privilège clérical à leur avantage. Mais prétendre que la crise elle-même est du cléricalisme est un pur sophisme. C’est prétendre qu’un moyen, un instrument, est en fait le motif principal.

Dénoncer la corruption homosexuelle et la lâcheté morale qui lui permet de s’épanouir n’est pas bien vu de nos jours, y compris dans les plus hautes sphères de l’Église. Je ne suis pas surpris qu’en attirant l’attention sur ces fléaux, je sois accusé de déloyauté envers le Saint-Père et de fomenter contre lui une rébellion ouverte et scandaleuse. Pourtant, la rébellion impliquerait d’exhorter les autres à renverser la papauté. Je n’insiste pas pour qu’une telle chose se produise. Je prie chaque jour pour le Pape François – plus que je ne l’ai jamais fait pour les autres papes. Je demande au Saint-Père, et je le supplie sincèrement, de faire face aux engagements qu’il a lui-même pris en décidant d’assumer ses fonctions de successeur de Pierre. Il s’est donné pour mission de confirmer ses frères et de guider toutes les âmes à la suite du Christ, dans le combat spirituel, sur le chemin de la Croix. Qu’il admette ses erreurs, qu’il se repente, qu’il montre sa volonté de suivre le mandat donné à Pierre et, une fois converti, qu’il confirme ses frères (Lc 22, 32). »

Lettre complète (en anglais)