Leukosexualité: le Voyou Jean-Claude Arnault poursuivit pour viol (Màj: Trois ans de prison ferme requis)

La procureure du tribunal de Stockholm a requis un minimum de trois ans derrière les barreaux à l’issue de ce premier procès de l’ère #MeToo. Et sa détention provisoire d’ici le verdict, le 1er octobre. Accusé d’un double viol en 2011, le Français, qui a fait imploser l’Académie suédoise, sera très probablement condamné par la justice.

Trois ans de prison ferme minimum. C’est ce qu’a requis lundi 24 septembre la procureure du tribunal de district de Stockholm contre Jean-Claude Arnault. Premier grand procès de l’ère #MeToo, trois jours, les 19, 20 et 24 septembre, ont été nécessaires pour entendre les plaintes, les témoignages et la défense. Le Français, gourou du monde de la culture suédois, est accusé de viol à deux reprises sur une même femme – restée anonyme – en 2011. Le jugement sera délivré le 1er octobre à 11 heures.

Le procès, mis à part la lecture des accusations, s’est déroulé à huis clos. Jean-Claude Arnault est accusé d’avoir forcé une jeune femme le 5 octobre à avoir avec lui un rapport oral et vaginal. Il aurait à nouveau abusé d’elle, dans la nuit du 2 décembre, alors qu’elle était en plein sommeil. Les poursuites font écho à sept autres témoignages qui ont également été entendus.

Tout le long du procès, Jean-Claude Arnault a clamé son innocence. Il a seulement concédé avoir eu des relations sexuelles avec consentement. «Si, comme cela semble aujourd’hui probable, il est condamné, nous ferons appel», a expliqué Björn Hurtig, l’avocat du sulfureux Français.

La procureure craint une fuite

À la demande de la procureure Christina Voigt, Jean-Claude Arnault, a été placé en détention provisoire en attendant le verdict. Le tribunal a prononcé son incarcération en invoquant les accusations «graves» pesant contre lui dans le premier des deux viols pour lesquels il comparaissait.«La situation est devenue sensible. Il sait qu’il risque une peine de prison de longue durée. Il pourrait être tenté de partir à l’étranger», explique la magistrate. À l’issue du procès, la police l’a conduit à la maison d‘arrêt de Kronoberg.

Le Figaro