Leukocratie: Nicolas Bay ( Ex FN, Ex RN, Ex …) “La Blancrope accelère la submersion Migratoire”(sic)

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Mise en examen de ses principaux cadres, perte d’élus locaux, fermeture de fédérations départementales, difficultés financières… Depuis la défaite de Marine Le Pen à l’élection présidentielle, rien ne va plus au Rassemblement national (ex-FN). Pourtant, un sondage d’Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo publié ce vendredi place le parti d’extrême droite au coude-à-coude avec La République en marche, avec 21 % d’intentions de vote aux élections européennes de 2019. Nicolas Bay (RN), coprésident du groupe Europe des nations et des libertés au Parlement européen, revient, pour Le Point, sur la refonte du parti, ses difficultés, sa stratégie européenne, et lance un appel au rassemblement, à Nicolas Dupont-Aignan, particulièrement.

 

Le Point : Mercredi, lors de sa visite dans le Var pour protester contre l’installation de 72 réfugiés dans le village de Châteaudouble, Marine Le Pen a été chahutée par les habitants. Est-ce symptomatique d’une perte de popularité du parti ?

Nicolas Bay : Non, bien sûr. D’ailleurs, Marine Le Pen avait obtenu 45 % des voix à la présidentielle dans cette petite commune du Var. Et ceux qui l’ont chahutée sont des militants d’ultra-gauche qui n’habitent pas sur place et avaient fait le déplacement pour l’occasion. L’essentiel, c’est le message qu’elle est venue délivrer : la défense des Français contre un scandale démocratique qui consiste à imposer des migrants y compris dans des petits villages, et l’injustice que cela constitue, car quand on donne le gîte et le couvert à des migrants dans une ancienne maison de retraite réquisitionnée par le préfet, on fait pour des personnes qui sont entrées ou se maintiennent illégalement en France ce qu’on ne fait pas pour nos compatriotes les plus modestes.

Pourtant, la situation du parti n’est pas au mieux. La fermeture de 30 % des permanences départementales, la perspective de plan social, plus que 30 000 adhérents à jour de leur cotisation à la rentrée… 

Ces chiffres ne sont pas exacts. Nous avons connu comme toutes les formations politiques une petite baisse du volume des cotisations dans une année qui n’était pas une année électorale, où la mobilisation est moins intense. Pour le reste, on le voit dans les enquêtes d’opinion, le Rassemblement national se porte bien, il est une force politique incontournable et même la seule vraie force d’opposition politique à Emmanuel Macron, au sens où il possède à la fois la masse critique électorale, et il porte un vrai projet alternatif. Il y a des partis en crise en France : Les Républicains ou le Parti socialiste. Mais le RN a entamé une réflexion, une modernisation au cours de cette année, il a changé son appellation pour être plus en phase avec ce que nous sommes devenus et l’ambition qui est la nôtre. Et aujourd’hui, il y a clairement un clivage de fond entre Emmanuel Macron qui rassemble les mondialistes, et nous qui avons l’ambition de rassembler encore plus largement les nationaux, ceux qui croient en la France et veulent défendre les Français.

Le Point