Depuis mai, l’affaire fait réagir les médias et les activistes du pays, premier producteur de fraises d’Europe. Le site ElPeriódico enjoint même : «Si tu es féministe, n’achète pas de fraises». Dans un papier intitulé «Les féministes blanches mangent des fraises», une journaliste de Eldiario.es déplore encore qu’«après #MeToo et #Cuéntalo, les féministes ne peuvent pas se taire et continuer de manger des fraises comme si de rien n’était». «Il faut dénoncer les violences structurelles, racistes, machistes et classistes dont souffrent les femmes marocaines depuis des décennies dans les champs du sud de l’Espagne», peut-on encore lire.