Radicalisation: Des extrémistes exhibitionistes à l’assaut de Paris

Sous les regards intrigués des Parisiens depuis leurs balcons, une petite dizaine de personnes s’initient au yoga sur la terrasse du Point Éphémère. Particularité : elles sont entièrement nues. Ce samedi 9 juin, au bord du canal Saint-Martin, dans le très bobo 10e arrondissement parisien, se déroule la deuxième édition de la Fête de l’art de vivre nu, organisée par l’association naturiste Imaginat. Une centaine de participants, entre 18 et 70 ans, étaient invités à se dévêtir s’ils le souhaitaient. Sur place, parmi ceux qui déambulent tranquillement poils au vent, ce sont les « textiles » qui sont mal à l’aise. L’ambiance décontractée est vite contagieuse. Certains s’appliquent à faire le croquis d’un modèle en position d’Hercule, d’autres préfèrent se dorer la pilule en terrasse, un verre de punch à la main. Puis c’est au tour du ténor Vincent Simonet de donner un cours de bel canto. dans le plus simple appareil… « La journée, nous avons souhaité créer un vivre-ensemble entre des personnes qui font le choix d’être nues ou vêtues », explique Julien Pénégry, responsable communication de l’Association des naturistes de Paris (ANP). Mais dès 21 heures, les tenues, correctes ou non, étaient prohibées pour une soirée électro sur le thème « Beautiful Skin ». Les 200 fêtards ont laissé au vestiaire chemises, caleçons et petites culottes.

 

Le Point