Marseille (13): la face blanche de l’OM

Mai 2006 : Jean Fernandez, l’entraîneur de l’Olympique de Marseille, annonce brusquement son départ du club au terme d’une saison pourtant honorable. Dans la cité phocéenne, sa décision surprend beaucoup de monde, à commencer par ses propres dirigeants. A l’époque, des rumeurs de pressions sont évoquées. Le principal intéressé, lui-même, ne s’est jamais exprimé sur la question. Dans son film consacré aux liaisons dangereuses entre le club phocéen et le grand banditisme, le journaliste Jérôme Pierrat, fin connaisseur des arcanes du milieu, confirme l’hypothèse des pressions en apportant de nouveaux éléments. Il s’appuie sur des interceptions téléphoniques réalisées dans le cadre de l’information judiciaire actuellement en cours, portant sur des transferts suspects et des soupçons d’abus de biens sociaux commis au détriment de Robert Louis-Dreyfus, l’ancien propriétaire du club, riche homme d’affaires, puis de sa femme, Margarita [le préjudice est évalué à 80 millions d’euros, NDLR]. Lors d’une conversation téléphonique, l’agent de joueurs Jean-Pierre Bernès raconte à son interlocuteur, le journaliste et ancien patron du PSG, Charles Villeneuve, les dessous du départ précipité de Jean Fernandez. Une équipe de gros bras aurait déboulé au domicile de l’entraîneur : “Ils ont mis sa femme dans la voiture, ils l’ont emmenée en haut de la falaise et lui ils lui ont mis des gifles”, assure l’agent. Une scène digne

 

Nouvelobs