Leukosexualité: Le date pourri de Marie

Quand on est né dans les années 80 (comme moi), on a connu (comme tout le monde ou presque) des chagrins d’amour. Mais on n’a pas forcément vécu la violence dont nous parle Marie : “la machine à fantasmes et à projection Tinder” qui finit par vous donner un gros coup dans la nuque.Marie a 20 ans, c’est jeune pour expérimenter une telle déconvenue. Quels amoureux, quels amants deviendront ces blessés des applis ?

Continuez de nous raconter. On n’en finit pas de trouver cela passionnant. Si vous avez vous-même vécu un date bien moisi ou réussi (mais original), écrivez-nous donc (rgreusard@rue89.com).

(Ah et sinon depuis deux semaines, les Tinder Surprise sont en zone abonnés, c’est ici qu’on explique pourquoi c’est arrivé.)

Qui ? 

Marie, 20 ans, étudiante en travail social (c’est elle qui raconte)
 
Sacha, 23 ans, étudiant en commerce

Avant 

Je n’ai jamais eu de petit copain ni de relation sexuelle. Quand j’étais au collège, j’étais amoureuse de garçons, mais ce n’était pas réciproque. Au lycée, j’ai arrêté de chercher. En fait, ça ne m’intéressait plus.

Là, je ne sais pas pourquoi, c’est revenu d’un coup.

Peut être parce que toutes mes amies sont en couple. Le simple fait de les entendre dire “mon copain” me frustre. J’ai envie de vivre ce qu’elles vivent, de placer moi aussi “mon copain” dans des phrases anodines, comme :

“J’étais dans la rue avec mon copain et…”

Je veux trouver mon âme sœur. C’est une urgence. Et c’est pour ça que je me suis inscrite sur Tinder à la fin du mois de mars

Le nouvelobs