Affaire Bygmillion: Sarkozy de Nagy Bosca ( de type métèque slave ) poursuivit par la justice

Tout faire pour s’épargner un procès honteux, quoiqu’en dira un jour la justice française. Nicolas Sarkozy ne souhaite tout simplement pas comparaître devant un tribunal correctionnel dans l’affaire Bygmalion, liée au financement douteux de sa campagne présidentielle en 2012. Mercredi matin, ses avocats ont plaidé une fois de plus des vices de procédures devant la chambre de l’instruction, histoire de retarder – voire définitivement torpiller – cette funeste échéance, avec des arguments de plus ou moins bonne foi.

Pour mémoire, l’affaire Bygmalion se décompose en deux volets pénaux: le dépassement des comptes de campagnes, mais aussi et surtout les fausses factures ayant permis de le camoufler. Sur le premier point, Nicolas Sarkozy aura battu un record: 42,8 millions d’euros engagés lors de sa campagne présidentielle, pour un plafond autorisé de 22,5 – du simple au double… Mis en examen puis renvoyé en correctionnelle à ce titre, pour «financement illégal d’une campagne électorale», sa défense plaide le non bis in idem (on ne peut être jugé, a fortiori condamné, deux fois pour les mêmes faits). À l’entendre, il aurait déjà été sanctionné par le Conseil constitutionnel dès 2013, lequel avait rapidement diagnostiqué un dépassement symbolique de 363 615 euros. Est-ce pour autant une précondamnation, lui évitant une seconde couche au pénal? Si les Sages avaient tout su en leur temps du dépassement des frais de campagne, ce n’est pas une sanction de 360 000 euros (montant modestement constaté à l’époque) qu’ils lui auraient alors infligé, mais de vingt millions… Comme l’a relevé le juge d’instruction Serge Tournaire dans son ordonnance de renvoi en correctionnelle, «le Conseil constitutionnel n’a aucunement fixé, par une décision qui aurait autorité de la chose jugée, le montant des dépenses électorales» du candidat Sarkozy. Mais la QPC (question prioritaire de constitutionnalité) déposée à ce sujet est de bonne guerre, au risque de reporter un peu plus un futur procès Bygmalion.